Objectifs
- La répartition entre dette et CP revêt-elle de l’importance pour l’entreprise ?
- La politique d’emprunt a-t-elle de l’importance ?
- Conduit-elle à un accroissement de valeur pour l’entreprise ou pas ?
Introduction
La première ressource de l’entreprise est représentée par les flux monétaires générés par ses actifs. Si l’entreprise est financée à 100% par des actions, tous ces flux monétaires reviennent aux actionnaires.
Si l’entreprise émet des actions et de la dette, alors les flux sont partagés :
- une part relativement sûre revient aux créanciers
- le reste (cette part étant plus risquée) revient aux actionnaires
CP
Flux monétaires
aléatoires
CP + dette
Remboursement fixe |
Flux monétaires incertains |
La répartition entre la dette et les CP s’appelle la structure du capital.
Le choix de la structure du capital est un problème de marketing :
- l’entreprise peut émettre des dizaines de combinaisons de titres d’emprunts et d’actions
- mais elle essaiera de trouver la combinaison qui maximise sa valeur marchande globale
Cette préoccupation est-elle justifiée :
- peut être que seules les décisions concernant les actifs de l’entreprise ont de l’importance ?
- celles concernant la structure du capital n’ont peut-être pas d’importance pour la valeur de l’entreprise ?
La proposition 1 de Modigliani et Miller (MM) montre que, dans un marché parfait, il y a indépendance entre les décisions d’investissement et de financement, de sorte que les décisions concernant la structure financière sont sans importance au niveau de la valeur. Seuls les actifs réels influent.
Mais il existe des imperfections sur les marchés financiers. Les plus importantes sont : la fiscalité, les coûts de faillite, les coûts de rédaction et de mise en application des contrats de dette (problèmes d’agence, d’information). De sorte que les décisions d’investissement et de financement ne sont pas indépendantes.
Conséquence : le problème de la structure du capital revêt de l’importance car il influence la valeur de la firme.
L’effet de levier dans un monde sans impôts
Imaginons deux entreprises U et L qui génèrent le même flux d’exploitation mais qui diffèrent par leur structure de capital :
- U est non endetté
- L est endetté
Problème : Dans quelle entreprise investir ?
Supposons que : - Vu : valeur de marché de U
- Vl : valeur de marché de L
- E : valeur des CP
- DI : valeur de marché de la dette
On raisonne en valeur marchande (en valeur de marché) :
Valeur de l’entreprise = Valeur de marché des actions + Valeur de marché de la dette
= Valeur de marché de l’actif
Cas 1 : je suis prudent
J’achète des actions de U (qui ne supporte aucun risque financier), par exemple pour 1% du capital.
Investissement en € : 0,01 Vu
Rendement en € : 0,01 bénéfice
Cas 2 : je suis moyennement aventureux
J’achète la même proportion d’actions et de titres d’emprunts de L et de Ucar :
- acheter des actions L satisfait mon côté aventureux, L étant plus risquée que U en raison de son endettement
- acheter des obligations de U satisfait mon côté prudent car ces titres donnent des flux plus sûrs que les actions
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Investissement en € |
Rendement en € |
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Obligations |
0,01 Dl |
0,01 intérêts |
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Actions |
0,01 El |
0,01 (bénéfice – intérêts) |
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Total |
0,01 (Dl + El) = 0,01 Vl |
0,01 bénéfice |
Conclusion :
Dans les cas 1 et 2, les deux stratégies d’investissement donnent le même rendement : 0,01 bénéfice.
Or, dans les marchés efficients, deux investissements, qui donnent le même rendement (la même rémunération) doivent avoir le même coût.
Conséquence : 0,01 Vu = 0,01 Vl ou Vu = Vl
Remarque : ce résultat est obtenu indépendamment de mon aversion pour le risque (indépendance des décisions d’investissement et de financement).
Cas 3 : je suis aventureux
J’achète des actions L.
Investissement en € : 0,01 El = 0,01 (Vl – Dl)
Rendement en € : 0,01 (bénéfice – intérêts)
Mais il existe une autre stratégie qui conduit exactement au même résultat :
- je m’endette personnellement à hauteur de 0,01 Dl
- j’achète 1% des actions de U
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Investissement en € |
Rendement en € |
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Emprunt personnel |
- 0,01 Dl |
- 0,01 intérêts |
|
Actions |
0,01 Vu |
0,01 bénéfice |
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Total |
0,01 (Vu – Dl) |
0,01 (bénéfice – intérêts) |
Ces deux stratégies offrent la même rémunération : 0,01 (bénéfice – intérêts).
Les deux investissements doivent donc avoir le même coût : 0,01 (Vl –Dl) = 0,01 (Vu – Dl)
ou Vu = Vl
Conclusion :
Que je sois prudent ou aventureux ou un mélange des deux ne compte pas (mon aversion pour le risque ne compte pas). De toute façon, dans des marchés parfaits : Vu = Vl.
Tant que je peux prêter et emprunter aux mêmes conditions que les entreprises, je peux annuler l’effet du changement de structure du capital sur la valeur de l’entreprise en m’endettant personnellement dans les mêmes proportions que L (je reproduis dans mon propre patrimoine la même structure financière que L : 1% Vu + 1% Dl = 1% Vl + 1% Dl). Cela n’a donc pas d’importance que L s’endette (pour la valeur de l’entreprise). La structure du capital n’a pas d’importance car elle n’influence pas la valeur.
Proposition 1 de MM : la valeur de l’entreprise est indépendante de la structure du capital
Un exemple de la proposition 1 de MM
Imaginons que l’entreprise X s’interroge sur la structure de son capital. Elle est dans la situation suivante :
- non endettée
- monde sans impôts
- bénéfice prévu en fin de période : 1,5€ / action, mais il peut varier de 1 à 2€ / action (incertitude)
- cours d’une action : 10€
- nombre d’actions : 1 000
- valeur marchande des actions : 10 000 €
- les flux de bénéfices futurs sont constants à perpétuité (pour simplifier) : cours = bénéfice / taux d’actualisation. Le taux d’actualisation choisi étant le rendement espéré pour ces actions, on déduit : rendement espéré par action = bénéfice / cours = 15%
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Bénéfice par action |
500 |
1 000 |
1 500 |
2 000 |
|
BPA (en €) |
0,5 |
1 |
1,5 |
2 |
|
Rendement des actions |
5% |
10% |
15% |
20% |
La valeur de X (c’est à dire la richesse des actionnaires mesurée par le BPA en €) serait-elle supérieure si l’entreprise s’endettait (afin de profiter de l’effet de levier) ?
Pour savoir, imaginons que les financements de X soient mixtes (moitié dette moitié CP) :
- CP : 500 actions à 10€ (valeur marchande : 5 000 €)
- Dette : 500 obligations à 10 €, taux d’intérêt : 10% (valeur marchande de la dette : 5 000 €)
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Bénéfice d’exploitation (en €) |
500 |
1 000 |
1 500 |
2 000 |
|
Intérêts (en €) |
500 |
500 |
500 |
500 |
|
Bénéfice se rapportant aux actions (en €) |
0 |
500 |
1 000 |
1 500 |
|
BPA (en €) |
0 |
1 |
2 |
3 |
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Rendement des actions (en %) |
0% |
10% |
20% |
30% |
|
Rendement des obligations (en %) |
10% |
10% |
10% |
10% |
BPA prévu
Actions + dettes
Actions seules
Bénéfice d’exploitation
0 500 1 000 1 500 2 000
Effet de levier négatif Effet de levier positif |
Pour X endettée, le BPA en € est positif dès que le bénéfice d’exploitation excède les 500 € d’intérêts à payer.
Le levier est positif dès que le bénéfice d’exploitation excède 1 000 €.
On pourrait donc penser que le raisonnement suivant est logique :
- l’effet de levier dépend du niveau du bénéfice d’exploitation
- si celui-ci excède 1 000 € alors le levier est positif. Le rendement des actions augmente car les frais financiers sont fixes. Au delà de 500 €, tout le surplus créé profite aux actionnaires. Ils n’ont pas à partager avec les créanciers tout euro supplémentaire gagné. C’est ce qui crée l’accroissement de rentabilité financière.
- Puisque l’entreprise prévoit un bénéfice d’exploitation de 1 500 €, alors on aurait intérêt à s’endetter
Mais, on peut répondre à ce raisonnement par les arguments suivants :
- en effet, le levier est positif dès que le bénéfice d’exploitation excède 1 000 €
- mais les actionnaires de X peuvent emprunter par eux mêmes
Supposons que l’un d’entre eux emprunte 10 € et investisse 20 € dans deux actions de l’entreprise X non endettée (l’investissement net est de 10 € : deux actions à 10 € - emprunt à 10 €
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Bénéfice d’exploitation (en €) |
500 |
1 000 |
1 500 |
2 000 |
|
Bénéfice pour deux actions (en €) |
1 |
2 |
3 |
4 |
|
Intérêts à payer (en €) |
1 |
1 |
1 |
1 |
|
Bénéfice net de l’investisseur (en €) |
0 |
1 |
2 |
3 |
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Rendement d’un investissement de 10 € |
0% |
10% |
20% |
30% |
Conclusion :
L’investisseur obtient une distribution des rendements identique à celle qu’il aurait obtenu en achetant une action de l’entreprise X endettée.
Conséquence : une action de l’entreprise X endettée doit aussi se vendre 10 e (comme une action de X non endettée).
Si l’entreprise X passe d’un financement 100% par action à un financement mixte, elle ne permettra pas investisseurs de réaliser quelque chose qu’il ne peuvent obtenir par eux-mêmes.
Donc elle ne créera pas de valeur.
Comment le levier financier influence les rendements ?
Ø Les implications de la proposition 1 de MM
Proposition 1 de MM : la valeur marchande d’une entreprise est indépendante de sa structure financière.
Implications de cette proposition pour les rendements de l’entreprise X :
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Financement par actions seules |
Financement mixte (50% actions et 50% dette) |
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BPA prévu |
1,5€ |
2€ |
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Cours de l’action |
10€ |
10€ |
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Rendement prévu par action (rentabilité financière) |
15% |
20% |
Rappelons que : cours = BPA / taux de rendement
= BPA / rentabilité financière
Conséquences de l’effet de levier (accroissement de rentabilité financière due à l’endettement) :
- le BPA prévu et donc le rentabilité financière augmentent
- mais le cours de l’action n’augmente pas car l’accroissement prévu du BPA est exactement compensé par un accroissement du taux d’actualisation (ce qui laisse le cours inchangé)
Ø Proposition 2 de MM
Le MEDAF nous a appris que le risque des CP reflète deux types de risque :
- le risque d’exploitation lié aux actifs
- le risque financier lié à l’endettement
Un actif économique étant un portefeuille de CP et de dettes, on a :
bA = bCP [C/(C+D)] + bD [D/(D+C)]
Ou, après arrangement : bCP = bA + (bA - bD) * (D/C), c’est à dire que le risque des CP est égal au risque d’exploitation + risque financier.
Estimons la rentabilité des CP :
rCP = [rA * (C+D) – rD * D] / C
Après arrangements : rCP = rA + (rA – rD) * (D/C), c’est à dire que la rentabilité des CP est égale au rendement des actifs + effet de levier.
La rentabilité des CP doit augmenter quand l’endettement augmente car les actionnaires exigent un supplément de rendement afin de compenser l’accroissement du risque financier.
Proposition 2 de MM : Le taux de rendement prévu des actions d’une entreprise endettée augmente en proportion du ratio de la dette au CP exprimés en valeurs marchandes. L’ampleur de cette augmentation dépend de l’écart entre rA et rD.
rCP = rA si l’entreprise est sans dette.
Compromis entre risque et rendement
MM 1 : le levier financier ne provoque aucun effet sur la richesse des actionnaires
MM 2 : rCP augmente quand la dette augmente
Prenons en compte l’existence de l’impôt sur les sociétés
Financement par dette : les intérêts sont déductibles, ce qui implique des économies fiscales
Financement par CP : les bénéfices distribués aux actionnaires sont imposables au niveau de l’entreprise
Si IS = 34% alors pour 1 € d’intérêts payés, l’entreprise supporte un coût net de :
Coût net = intérêts – économies fiscales
= 1€ - 0,34 (1€)
= 0,66 €
|
|
U |
L |
|
Bénéfice avant intérêts et impôts |
1 000 |
1 000 |
|
- Intérêts payés aux créanciers (8% supposé) |
0 |
80 |
|
= Bénéfice avant impôts |
1 000 |
920 |
|
- IS à 34% |
340 |
312,80 |
|
= Bénéfice net pour les actionnaires |
660 |
607,20 |
|
Fonds destinés aux actionnaires et aux créanciers |
660 |
687,20 |
|
Economies fiscales |
0 |
27,20 |
Les économies fiscales permettent d’augmenter les fonds distribués aux actionnaires et aux créanciers.
On peut mesurer l’avantage fiscal si, pour simplifier, L est endettée de manière constante à perpétuité : VA (économies fiscales) = économies fiscales / rD
= 27,20 / 8%
= 340
Conclusion :
Valeur de l’entreprise = Val. de l’entr. si financée 100% par CP + VA des économies fiscales
VL = VU + tD (t = IS)
Conséquence : la politique financière optimale serait de s’endetter totalement.
Les limites de l’endettement : les coûts de faillite
VL = VU + VA (économies fiscales) – VA (coûts de faillite)
Coûts de faillite = probabilité de faillite fois l’ampleur des coûts à défrayer en cas de défaillance.
Remarque : Les coûts de faillite se décomposent en coûts directs (frais de justice,…) et indirects (pertes d’efficacité économique ex-ante ou ex-post).
Valeur marchande
VA des coûts de faillite
VA des économies fiscales VL
VU
Ratio optimal Ratio d’endettement |
Les interactions entre décisions de financement et d’investissement
Ø Le critère de la VAN ajustée (VANA)
Si on considère que les décisions d’investissement et de financement ne sont pas indépendants, le critère de la VANA nous permet d’évaluer les nouveaux projets.
Critère de la VANA :
- On évalue le projet comme s’il s’agissait d’une mini-entreprise distincte financée à 100% par CP
- Puis on ajuste la VAN pour tenir compte des incidences du projet sur la structure du capital de l’entreprise
VANA = VAN de base + VAN des décisions de financement découlant de l’acceptation du projet
Exemple :
1. Evaluons un projet comme s’il s’agissait d’une mini-entreprise distincte financée à 100% par CP
Investissement : 10 millions €
Cash-flows : 1,8 millions € pendant 10 ans après IS
Coût d’option du capital : 12%
VAN = -10 + S [1,8 / (1,12)^t]
= 170 000 € (projet acceptable même si rentabilité faible 170 000 / 10 000 000 = 1,7%)
2. Envisageons les financements possibles
Augmentation de capital
On veut 10 millions € pour investir
Frais d’émission = 5% du produit brut d’émission
Donc, pour obtenir 10 millions €, on doit émettre 10 526 000 € d’actions (5% * 10 526 000 = 10 000 000)
VANA = VAN de base – frais d’émission
= 170 000 – 526 000
= - 356 000
Le projet est en fait rejeté
Financement par emprunt
Emprunt in fine : 10 millions € sur 4 ans
Taux d’intérêt : 12 %
IS : 1/3
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CRD 0 |
Intérêts |
Amortissements |
CRD 1 |
Economies fiscales / frais financiers |
VA des économies fiscales / frais financiers |
|
1 |
10 M€ |
1,2 M€ |
0 |
10 M€ |
400 000 € |
357 143 € |
|
2 |
10 M€ |
1,2 M€ |
0 |
10 M€ |
400 000 € |
318 878 € |
|
3 |
10 M€ |
1,2 M€ |
0 |
10 M€ |
400 000 € |
284 712 € |
|
4 |
10 M€ |
1,2 M€ |
10 M€ |
10 M€ |
400 000 € |
254 207 € |
Total : 1 214 940 €
VANA = 170 000 + 1 214 940
= 1 384 940
Le projet est accepté dans ces conditions
Ø Le taux d’actualisation ajusté
Une solution alternative au calcul de la VANA est d’analyser le projet avec un taux d’actualisation ajusté. On économise l’étude des effets secondaires des modes de financement.
Le taux d’actualisation ajusté tient compte du coût d’option du capital et des effets secondaires du financement du projet. Conséquence : la VAN des cash-flows actualisés du projet tient compte implicitement des financements envisagés.
Le taux d’actualisation ajusté est le taux qui rend la VANA nulle : r telle que VANA = 0
On acceptera tout projet dont le TRI > r.
Remarque : C’est logique : on actualisera les cash-flows de ce projet à r. Le projet sera acceptable (VAN > 0) si son taux d’actualisation r < TRI.
Problème : Il faut trouver une bonne approximation pour le taux d’actualisation ajusté.
Le CMPC peut servir de taux d’actualisation ajusté.
CMPC = rA = rCP [C / (C+D)] + rD [D / (C+D)] avec rD représentant le coût réel de la dette
Mais remarquons que le CMPC s’applique à l’entreprise avec sa structure du capital actuelle. C’est le bon taux d’actualisation pour les projets :
- Qui ont le même niveau de risque que la moyenne des actifs
- Et qui n’impliquent pas de modifier la structure du capital
Si les nouveaux projets sont plus ou moins risqués que la moyenne des actifs détenus alors il faudra ajouter ou retrancher une prime de risque au CMPC.
L’idée de base du CMPC est qu’un projet est bon si :
- Il permet de dégager suffisamment de bénéfices pour payer les FF (impôts pris en compte)
- Il permet de donner un rendement supérieur pour les actionnaires
C’est le cas si la VAN > 0 lorsqu’on actualise les cash-flows au CMPC :
VAN = - I + S [CF t / (1+CMPC) t] > 0